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Directeurs financiers : pourquoi investir dans la gestion des risques naturels devrait être une priorité

Le nouveau livre blanc de FM Global analyse les conséquences financières
des événements météorologiques extrêmes

Lorsqu’une catastrophe naturelle touche une entreprise mal préparée, la responsabilité d’informer actionnaires et investisseurs de ses répercussions sur les résultats retombe de plus en plus souvent sur le directeur financier.

C’est l’un des principaux constats du livre blanc « Faire face aux forces de la nature », publié par FM Global. L’assureur dommages a analysé les rapports financiers (formulaire 10‑k) soumis à la U.S. Securities and Exchange Commission par une centaine de sociétés américaines cotées en bourse, dont une grande partie a subi des dommages matériels et des pertes d’exploitation à la suite des ouragans majeurs survenus en 2017. Les pertes les plus significatives s’échelonnent de quelques millions à plusieurs centaines de millions de dollars US.

« Si les directeurs financiers réalisaient systématiquement une analyse coût-avantage des mesures de préparation aux catastrophes naturelles, ils se rendraient compte que les capitaux investis dans la prévention des sinistres affichent une forte rentabilité à long terme », affirme Howard Kunreuther, professeur à la Wharton School (université de Pennsylvanie), dans ce livre blanc.

Les investisseurs institutionnels voient l’amélioration du reporting des risques naturels comme une priorité. Comme l’explique Kevin Ingram, vice-président exécutif, directeur financier de FM Global, « si les directeurs financiers ne prennent pas les devants en investissant pour réduire l’exposition aux risques naturels de leur entreprise, c’est à eux qu’actionnaires et investisseurs demanderont des comptes ».

Ce nouveau livre blanc fait également intervenir d’autres spécialistes des risques d’entreprise, pour qui la responsabilité croissante des directeurs financiers ne fera que s’accentuer au vu des préoccupations grandissantes autour des risques liés au changement climatique et des exigences de transparence.

Selon Robert Hartwig, directeur du Risk and Uncertainty Management Center (université de Caroline du Sud), les catastrophes naturelles sont encore trop peu prises en compte dans les rapports financiers, mais elles devraient y occuper à l’avenir une place prépondérante.